Blason du village de Mouans Sartoux, Alpes Maritimes

LES CHEVALIERS DES TROIS TOURS A LA LOUPE...

 

 

 

BULLETINS DE L'OBSERVATOIRE

O.M. n° 10

O.M. n° 9

O.M. n° 8

O.M. n° 7

O.M. n° 6

O.M. n° 5

 

  HUMEUR CITOYENNE

La pensée unique

Le poids des mots

Alerte-Nature

Réflexion

Humeur

 

QUESTIONS MUNICIPALES

pour le bien-être

de tous

 

PARTICIPER

à la vie de l'Observatoire

Adhésion

Mailing list

Vos suggestions

 

LE WEB A LA JUMELLE

La Netiquette

Liens de l'Observatoire

 

Nous contacter

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HAUT

LA LEGENDE DES TROIS TOURS

PAROLES D'ENFANTS

PARENTS, SOYEZ VIGILANTS !

DISCERNER LE FAUX DU VRAI

DE L'INDIVIDU AU GROUPE

L'OEUVRE COLLECTIVE

LE SECRET

 

LA LEGENDE DES TROIS TOURS ou "histoire vraie de Mouans Sartoux" racontée, nous disent les rédacteurs, par les enfants, a été rédigée en Septembre 2006 et éditée par la mairie de Mouans Sartoux. Le directeur de la publication en est le maire de la commune, M. André Aschieri. Le chef de la rédaction en est Mme Marie-Louise Gourdon, adjointe à la culture et à la communication. L'observatoire Mouansois a souhaité regarder à la loupe cette superbe brochure pour aller au-delà des apparences, souvent trompeuses nous dit le proverbe.

 

De nombreuses questions sont disséminées dans ce document et des réponses ambiguës y sont évoquées qui devraient éveiller l'attention des parents. Pour souligner cette ambiguïté, nous avons paginé le document à partir du verso de la couverture qui devient la page 1. "Moi je sais parler", éditorial des enfants du dit "conseil de ville" devient donc la page 2 et ainsi de suite.

 

Pour revenir à la mention de "l'opposition", vous la trouverez page 27. Elle concerne les remarques des fondateurs de l'observatoire sur l'intercommunalité "pour que de nouvelles compétences puissent être mises en place" et, pourrions-nous ajouter,  certaines dérives empêchées. Le rôle voulu dans nos statuts de "comité d'éthique" s'avère plus que jamais d'actualité.

 

LE COLLECTIF OBSERVATEUR

PAROLES D'ENFANTS

Revue Municipale, p. 2 :  "Moi, je sais parler."

p. 44 : "Femmes et hommes en devenir mais déjà citoyens, les enfants ont des choses à dire sur le monde qui les entoure. N'oublions pas de  leur donner la parole. N'oublions pas de les écouter." Voilà le secret.

 

Collectif Observateur : "Mes biens chers frères, mes bien chères soeurs, reprenez avec moi tous en choeur" chante Eddy Mitchell.... Page 2 :

 

"Nous aussi avons le droit de nous exprimer."

 

Merci, le choeur des délégués du conseil de ville des enfants.

 

"Plus on sera nombreux à s'exprimer, plus il y aura de solutions et d'idées à partager..."

 

Nous te suivons bien, Riwan, tout à fait d'accord avec toi.

 

"Moi, je sais parler et j'ai plein de choses à dire. Et puis, pourquoi on ne m'écouterait pas ?  J'ai des idées pour changer ma ville. Elle est bien ma ville, mais elle n'est pas parfaite et les adultes ne pensent pas à tout."

 

Encore Riwan. Ne le décevons pas en lui disant la vérité. Les adultes pensent à tout, sauf à l'avenir car ils préfèrent élever des murailles de béton gris partout pour une question de gros sous. Notons le "ma ville", pas "mon village". Fini ce temps-là aux yeux des enfants, ils disent bien la vérité. Qui veut nous faire croire qu'il s'agit encore d'un petit village provençal ? C'est bien vrai, sa ville n'est pas parfaite ! A qui la responsabilité ?

 

"Les adultes ne respectent pas toujours les règles ou alors ils les ont oubliées..."

Bien dit, petite mais clairvoyante Mélanie. Même celles par eux établies !

 

"Ils ne jouent plus, c'est pour ça qu'ils mettent du béton, des parkings, des voitures partout" dit Salomé.
Sauf aux jeux inavouables, petit Ange, entre autres celui du pouvoir !

Heureusement, la vérité sort de la bouche des enfants ! Il n'est que regarder avec des yeux neufs, pas ceux aveuglés sous le poids de l'habitude, la ville "béton chantier" que nous sommes en train de leur léguer, toute de gris et de tristesse vêtue, même lorsqu'elle est bien peinte et bien éclairée !

 

Médiathèque, Mouans Sartoux, façade Ouest. Médiathèque, Mouans Sartoux, façade Est. Médiathèque Mouans Sartoux, façade Sud.

 

 

 

PARENTS, SOYEZ VIGILANTS !

Parents, relisez bien attentivement ce document. Il est de notre devoir, à la lecture de la revue municipale, de poser ouvertement les questions suivantes.

Revue Municipale, p. 5 :  "L'Ordre des Chevaliers des 3 Tours" existerait-il donc toujours ?"

Collectif Observateur : Poser une question n'est-il pas avoir déjà la réponse ? Existerait-il donc à Mouans Sartoux, formé, sponsorisé et/ou entretenu par certains membres de la municipalité mouansoise, un véritable ordre occulte et secret ?

Revue Municipale, p. 44 :  "L'histoire de Mouans Sartoux est intimement liée à celle des 9 chevaliers qui avaient entouré Roland de Grasse il y a bien longtemps, ainsi qu'à celle de tous leurs descendants. Chacun d'entre eux, à sa manière et avec ses talents propres, a participé à la construction de la ville telle qu'on la connaît aujourd'hui. Et surtout chacun a su, années après années, siècles après siècles, depuis Roland de Grasse en 1559, GARDER LE SILENCE SUR L'UN DES PLUS GRANDS SECRETS DE L'HUMANITE..."

Collectif Observateur : Notre réponse obligée à la première question, posée en page 5 de la revue municipale : "oui, il existe bien un ordre prétendu chevaleresque qui se perpétue à travers les siècles". Qui plus est, nous est-il confié, cet ordre garde le silence sur un prétendu secret de l'humanité.

Revue Municipale, p. 44 :  "Après avoir pris connaissance du secret, vous deviendrez à votre tour l'un des membres de l'ordre des chevaliers des trois tours" chargé de veiller sur le secret, de le protéger des MALVEILLANCES et de le transmettre aux êtres les plus valeureux et les plus généreux qui vous entourent. Afin que le secret de Mouans puisse traverser les temps..."

Collectif Observateur : Plus de doute, l'ordre existe puisque tout lecteur peut en devenir membre, le secret de Mouans existe et doit être protégé des MALVEILLANTS. pour pouvoir traverser les temps. Attention, parents ! Par des propositions apparemment anodines de la Revue Municipale où ils sont mis en vedette par des actes valorisants et créatifs, où ils sont appelés à lire donc à intégrer les notions qui sont mêlées aux activités qui leur sont proposées et aux paroles qui leur sont imputées, n'incite-t-on pas vos enfants à une forme insidieuse de mégalomanie et de paranoïa collective ? L'histoire de l'humanité est pleine d'exemples de manipulation enfantine et collective. Rappelez-vous le massacre de Guayana où les gens étaient tellement emprisonnés dans la peur et la conscience de leur supposée mission contre la corruption des "malveillants" que leur vie prit fin lorsque leur gourou le décida. S'il existe un "conseil de ville des enfants", il semble désormais utile qu'il y ait aussi un conseil de ville composé de psychologues et d'adultes éclairés pour éviter à l'avenir cette incitation à la paranoïa dont les enfants sont l'objet. Nous rappelons que l'Observatoire du Pays Mouansois se veut comité d'éthique et se doit de souligner ce qui lui apparaît comme un excès. Si un spécialiste des sectes comme le Dr. Abgraal, psychanalyste, analysait la revue municipale, il aurait beaucoup à dire. Cessons d'entretenir la peur du monde extérieur dans l'unique but de les mettre au service d'une collectivité, leur sentiment de supériorité. Cessons de les pousser à construire un sentiment d'insécurité devant un soi-disant "danger" que des vilains méchants font planer.

Revue Municipale, P. 4 : L'importance de ce secret était telle que Roland comprit le DANGER de laisser de mauvaises mains s'en emparer. C'est pourquoi il résolût de le protéger, coûte que coûte, au péril de sa vie, et de le confier aux êtres les plus généreux et les plus valeureux qu'il connaisse, les enfants."

p. 6 :  "Ce livre est entre vos mains.. Lisez-le avec attention. Vous y ferez la rencontre des enfants chevaliers de Mouans-Sartoux et découvrirez enfin leur secret."

Collectif Observateur : Nous avons lu ce document avec grande attention, comme il nous était conseillé. Dire à un enfant qu'il est un chevalier est lui faire porter déjà de bien lourdes responsabilités et le mettre en position de combat contre les injustices du Monde ou de vagues dangers. Au profit de qui devraient-ils donc combattre sinon ceux qui leur ont inculqué ces sombres pensées ? L'histoire nous apprend que les véritables chevaliers donnaient leur vie pour un idéal, pas pour un secret auquel ils n'avaient jamais accès. Ainsi se sont édifiés les bûchers, des générations de sacrifiés et de suppliciés ! Ne laissons pas nos enfants et petits enfants subir des pressions morales qui, sous couvert de citoyenneté, malgré de belles apparences, ne font que les enfermer, les déterminer, les programmer. Devront-ils aussi, comme il le leur est suggéré page 4, un jour, "coûte que coûte, pour rester généreux et valeureux, donner leur vie", quant à faire pour leur municipalité ?

DISCERNER LE FAUX DU VRAI

Revue Municipale, P. 4 : "L'histoire vraie de Mouans Sartoux racontée par les enfants. Il y a fort longtemps, en l'an de grâce 1559, vivait Roland de Grasse... fervent adepte de magie, il avait l'habitude de se livrer à des expériences d'alchimie... il fit une découverte extraordinaire en parvenant à déchiffrer la formule magique d'un des plus grands secrets de l'humanité."
P. 45 :  "L'histoire vraie de Mouans Sartoux racontée par les enfants a été imaginée à partir d'un texte d'invention rédigé par les enfants du centre de loisirs au mois de septembre 2006."

Collectif Observateur : Boudiou ! Une histoire vraie cautionnée par un personnage historique, racontée par les enfants, imaginée (PAR QUI ?) à partir d'un TEXTE D'INVENTION rédigé par les enfants. Quel triste manque de clarté, que de confusion possible pour un esprit non formé ! Au développé de cette fiction, un chevalier, de Mouans évidemment. Quid de Sartoux dans l'histoire ? Il adoube neuf enfants chevaliers qui vécurent très heureux. Huit d'entre eux eurent beaucoup d'enfants chevaliers. Classique conte de fée.

Ah oui, à noter le huitième chevalier, page 38, qui devint peintre et donna naissance à une lignée d'artistes qui "firent de la couleur et de la matière leurs alliées et encouragèrent la population à porter un regard différent, plus sensible, sur le quotidien". Sans doute référence au musée d'art concret qui sollicite notre sens esthétique avec ses bidons d'alu peint, ses chaises miteuses mal empaillées, sa pseudo modernité, son art spectacle abusif qui mécontente de nombreux visiteurs. Sans parler de son architecture vert grenouille que les arbres s'essoufflent à cacher et sa technique "brut de coffre" comme elle se définit elle-même  ! Le sens esthétique des chevaliers du Moyen Age s'exprimait à travers l'héraldique, la sculpture, l'architecture, les textes sacrés. Il n'avait rien à voir avec un art absurde de modernité quotidienne appauvrie et désacralisée.

DE L'INDIVIDU AU GROUPE

Page 46 sont révélées les identités des neuf chevaliers. De neuf chevaliers individus ayant existé, nous dit le livret, en 1559, nous arrivons à neuf chevaliers qui sont en fait non des individus mais des collectivités scolaires, associatives, etc. Entre Renaissance et XX1ème siècle, l'individu s'est fondu dans un idéal chevaleresque qui l'a transformé en un groupe auquel il est assimilé.  Ex. Chevalier 9 : festival des arts plastique des enfants. Curieusement, le nom des enfants ayant participé s'est perdu pour se fondre dans l'atelier chevalier.

Nous sommes au regret de constater qu'identique est la démarche typique d'une secte voulant faire croire à l'individu qu'il doit s'oublier pour mieux l'amener à se sacrifier à la cause du groupe, le but étant souvent un "secret" à défendre contre un ennemi, un danger.

 

L'OEUVRE COLLECTIVE

 

 

Revue Municipale, P. 45 : "Ce travail est le fruit d'une collaboration étroite entre les structures (services municipaux et associations) qui accueillent les enfants et les jeunes à Mouans-Sartoux : ateliers pédagogiques de l'espace de l'art concret, centre culturel des cèdres, centre de loisirs sans hébergement, conseil de ville des enfants, conservatoire de musique, crèches et halte-garderie, écoles, festival du livre, maison bleue, médiathèque, photo club, service culturel et service vie associative."

 

Collectif Observateur : Il s'agit bien d'une oeuvre collective. Nombreux sont ceux, apparemment, à en croire l'éditeur, qui ont participé à cette action où l'innocence de l'enfance est mise au service d'une idéologie qui, malgré sa plaisante puérilité, manque de discrimination. A moins qu'une volonté cachée conduise le village là où elle ne veut l'avouer ! Ceci est d'autant plus grave qu'une caution morale est accordée à Mouans-Sartoux par l'UNICEF qui l'a distinguée "VILLE AMIE DES ENFANTS". Ce n'est pas parce qu'une action est menée par la collectivité au profit des enfants qu'elle fait oeuvre de clarté. Soyons plus exigeants à l'avenir pour le devenir harmonieux de notre village et la liberté de pensée de nos enfants !

 

LE SECRET

 

Pour conclure, rassurons-nous. L'histoire faussement vraie rédigée par les enfants sous la houlette de directeurs de publication et de rédaction, semble dire qu'il n'existe pas d'ordre occulte à Mouans-Sartoux. La grenouille a voulu se faire plus grosse que le boeuf et a accouché d'une souris. L'innocence est sauve ! Dommage que les adultes aient jugé bon d'imiter le DA VINCI CODE en faisant appel à tout l'arsenal ésotérique : la magie, l'alchimie, les formules magiques, les "plus grands secrets de l'humanité". Le DA VINCI CODE, justement, qui mêle adroitement histoire vraie et théories soufrées. A moins que la municipalité ait tenté de concurrencer Harry Potter pour amener nos enfants et nos petits-enfants à se prendre pour des héros avec le danger de perdre, à un moment donné, pied avec la réalité. Danger bien connu des jeux de rôle qui conduisent souvent l'enfant et même l'adulte à confondre vie réelle et fiction galopante, confusion entraînant souvent de graves troubles de la personnalité. Nous pourrions à juste titre poser la question : les adultes qui ont conçu ces pages ont-ils perdu pied avec le quotidien pour mêler avec autant de confusion histoire vraie, pseudo ésotérisme, fiction, réalité là où des enfants fragiles sont concernés ?

 

Les chevaliers du Moyen Age, notamment les Templiers qui finirent sur le bûcher, étaient parfois d'authentiques alchimistes. Là résidait en partie le secret de leur richesse matérielle. Les associer à la magie est encore perpétuer les fausses accusations portées contre eux dans le procès de Philippe le Bel qui, grâce à cette manipulation, s'empara de leurs biens. Laissons donc l'Histoire, la vraie, reposer en paix et arrêtons de la manipuler !

 

Mais sommes-nous vraiment rassurés ? Soyons clairs lorsque nous décidons d'actions municipales où le psychisme fragile et influençable de nos enfants et de nos petits-enfants est concerné. Interdisons à quiconque de les manipuler, d'inciter en eux des comportements de paranoïa et mégalomanie dont le cocktail peut être dangereux, même de longues années après.

Les chevaliers véritables n'avaient que faire des manoeuvres électorales. Ils combattaient pour un idéal, n'étaient pas des athées sans foi ni loi, sans respect pour la fragilité de l'enfant. De l'idée de la foi volontairement choisie et vécue qui était celle des vrais chevaliers à l'idéologie insidieuse imposée à un être pas encore formé, long est le chemin de la liberté. Faudra-t-il encore au maire et à la municipalité de Mouans-Sartoux des années, des siècles pour comprendre cette vérité ?