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HAUT.
LA LEGENDE DES TROIS TOURS
PAROLES D'ENFANTS
PARENTS, SOYEZ VIGILANTS !
DISCERNER LE FAUX DU VRAI
DE L'INDIVIDU AU GROUPE
L'OEUVRE COLLECTIVE
LE SECRET
LA LEGENDE DES TROIS TOURS ou "histoire vraie de
Mouans Sartoux" racontée, nous disent les rédacteurs, par les enfants, a
été rédigée en Septembre 2006 et éditée par la mairie de Mouans Sartoux.
Le directeur de la publication en est le maire de la commune, M. André
Aschieri. Le chef de la rédaction en est Mme Marie-Louise Gourdon,
adjointe à la culture et à la communication. L'observatoire Mouansois a
souhaité regarder à la loupe cette superbe brochure pour aller au-delà des
apparences, souvent trompeuses nous dit le proverbe.
De nombreuses questions sont disséminées dans ce
document et des réponses ambiguës y sont évoquées qui devraient éveiller
l'attention des parents. Pour souligner cette ambiguïté, nous avons paginé
le document à partir du verso de la couverture qui devient la page 1. "Moi
je sais parler", éditorial des enfants du dit "conseil de ville" devient
donc la page 2 et ainsi de suite.
Pour revenir à la mention de "l'opposition", vous
la trouverez page 27. Elle concerne les remarques des fondateurs de
l'observatoire sur l'intercommunalité "pour que de nouvelles compétences
puissent être mises en place" et, pourrions-nous ajouter, certaines
dérives empêchées. Le rôle voulu dans nos statuts de "comité d'éthique"
s'avère plus que jamais d'actualité.
LE COLLECTIF OBSERVATEUR

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PAROLES D'ENFANTS
Revue Municipale, p. 2 :
"Moi, je sais parler."
p. 44 :
"Femmes et hommes en devenir mais déjà citoyens, les enfants ont des
choses à dire sur le monde qui les entoure. N'oublions pas de
leur donner la parole. N'oublions pas de les écouter." Voilà le
secret.
Collectif Observateur :
"Mes biens chers frères, mes bien chères soeurs, reprenez avec moi
tous en choeur" chante Eddy Mitchell.... Page 2 :
"Nous aussi avons le droit de nous
exprimer."
Merci, le choeur des
délégués du conseil de ville des enfants.
"Plus on
sera nombreux à s'exprimer, plus il y aura de solutions et d'idées à
partager..."
Nous te suivons bien,
Riwan, tout à fait d'accord avec toi.
"Moi, je sais parler et j'ai plein de
choses à dire. Et puis, pourquoi on ne m'écouterait pas ? J'ai
des idées pour changer ma ville. Elle est bien ma ville, mais elle
n'est pas parfaite et les adultes ne pensent pas à
tout."
Encore Riwan. Ne le
décevons pas en lui disant la vérité. Les adultes pensent à tout,
sauf à l'avenir car ils préfèrent élever des murailles de béton gris
partout pour une question de gros sous. Notons le "ma ville",
pas "mon village". Fini ce temps-là aux yeux des enfants, ils disent
bien la vérité. Qui veut nous faire croire qu'il s'agit encore d'un
petit village provençal ? C'est bien
vrai, sa ville n'est pas parfaite ! A qui la responsabilité ?
"Les adultes ne respectent pas
toujours les règles ou alors ils les ont oubliées..."
Bien dit, petite mais
clairvoyante Mélanie. Même celles par eux établies !
"Ils ne jouent plus, c'est pour ça
qu'ils mettent du béton, des parkings, des voitures
partout" dit Salomé. Sauf aux jeux inavouables,
petit Ange, entre autres celui du pouvoir !
Heureusement, la vérité
sort de la bouche des enfants ! Il n'est que regarder avec des yeux
neufs, pas ceux aveuglés sous le poids de l'habitude, la ville
"béton chantier" que nous sommes en train de leur léguer, toute de
gris et de tristesse vêtue, même lorsqu'elle est bien peinte et bien
éclairée !

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PARENTS,
SOYEZ VIGILANTS
!
Parents, relisez bien attentivement ce document. Il est de
notre devoir, à la lecture de la revue municipale, de poser
ouvertement les questions suivantes.
Revue Municipale, p. 5
: "L'Ordre
des Chevaliers des 3 Tours" existerait-il donc toujours
?"
Collectif
Observateur : Poser une question n'est-il pas avoir déjà la
réponse ? Existerait-il donc à Mouans Sartoux, formé,
sponsorisé et/ou entretenu par certains membres de la
municipalité mouansoise, un véritable ordre occulte et secret
?
Revue Municipale, p. 44 : "L'histoire de Mouans
Sartoux est intimement liée à celle des 9 chevaliers qui
avaient entouré Roland de Grasse il y a bien longtemps, ainsi
qu'à celle de tous leurs descendants. Chacun d'entre eux, à sa
manière et avec ses talents propres, a participé à la
construction de la ville telle qu'on la connaît aujourd'hui.
Et surtout chacun a su, années après années, siècles après
siècles, depuis Roland de Grasse en 1559, GARDER LE SILENCE
SUR L'UN DES PLUS GRANDS SECRETS DE L'HUMANITE..."
Collectif Observateur : Notre réponse
obligée à la première question, posée en page 5 de la revue
municipale : "oui, il existe bien un ordre prétendu
chevaleresque qui se perpétue à travers les siècles". Qui plus
est, nous est-il confié, cet ordre garde le silence sur un
prétendu secret de l'humanité.
Revue
Municipale, p. 44 : "Après avoir pris connaissance du
secret, vous deviendrez à votre tour l'un des membres de
l'ordre des chevaliers des trois tours" chargé de veiller sur
le secret, de le protéger des MALVEILLANCES et de le
transmettre aux êtres les plus valeureux et les plus généreux
qui vous entourent. Afin que le secret de Mouans puisse
traverser les temps..."
Collectif
Observateur : Plus de doute, l'ordre existe puisque tout
lecteur peut en devenir membre, le secret de Mouans existe et doit être protégé des
MALVEILLANTS. pour pouvoir traverser les temps. Attention,
parents ! Par des propositions apparemment anodines de la
Revue Municipale où ils sont mis en vedette par des actes
valorisants et créatifs, où ils sont appelés à lire donc à
intégrer les notions qui sont mêlées aux activités qui leur
sont proposées et aux paroles qui leur sont imputées,
n'incite-t-on pas vos enfants à une forme insidieuse de
mégalomanie et de paranoïa collective ? L'histoire de
l'humanité est pleine d'exemples de manipulation enfantine et
collective. Rappelez-vous le massacre de Guayana où les gens
étaient tellement emprisonnés dans la peur et la conscience de
leur supposée mission contre la corruption des "malveillants"
que leur vie prit fin lorsque leur gourou le décida. S'il
existe un "conseil de ville des enfants", il semble désormais
utile qu'il y ait aussi un conseil de ville composé de
psychologues et d'adultes éclairés pour éviter à l'avenir
cette incitation à la paranoïa dont les enfants sont l'objet.
Nous rappelons que l'Observatoire du Pays Mouansois se veut
comité d'éthique et se doit de souligner ce qui lui apparaît
comme un excès. Si un spécialiste des sectes comme le Dr.
Abgraal, psychanalyste, analysait la revue municipale, il
aurait beaucoup à dire. Cessons d'entretenir la peur du monde
extérieur dans l'unique but de les mettre au service d'une
collectivité, leur sentiment de supériorité. Cessons de les
pousser à construire un sentiment d'insécurité devant un
soi-disant "danger" que des vilains méchants font planer.
Revue Municipale,
P. 4
: L'importance de ce secret était telle que Roland comprit le
DANGER de laisser de mauvaises mains s'en emparer.
C'est pourquoi il résolût de le protéger, coûte que coûte,
au péril de sa vie, et de le confier aux êtres les
plus généreux et les plus valeureux qu'il connaisse,
les enfants."
p. 6
: "Ce livre est entre vos mains.. Lisez-le avec
attention. Vous y ferez la rencontre des enfants
chevaliers de Mouans-Sartoux et découvrirez enfin leur
secret."
Collectif Observateur : Nous avons lu
ce document avec grande attention, comme il nous était
conseillé. Dire à un enfant qu'il est un chevalier
est lui faire porter déjà de bien lourdes responsabilités et
le mettre en position de combat contre les injustices du Monde
ou de vagues dangers. Au profit de qui devraient-ils donc
combattre sinon ceux qui leur ont inculqué ces sombres pensées
? L'histoire nous apprend que les véritables chevaliers
donnaient leur vie pour un idéal, pas pour un secret auquel
ils n'avaient jamais accès. Ainsi se sont édifiés les bûchers,
des générations de sacrifiés et de suppliciés ! Ne laissons
pas nos enfants et petits enfants subir des pressions morales
qui, sous couvert de citoyenneté, malgré de belles apparences,
ne font que les enfermer, les déterminer, les programmer.
Devront-ils aussi, comme il le leur est suggéré page 4, un
jour, "coûte que coûte, pour rester généreux et valeureux,
donner leur vie", quant à faire pour leur municipalité
?

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DISCERNER LE FAUX DU VRAI
Revue
Municipale, P. 4 : "L'histoire vraie de Mouans Sartoux
racontée par les enfants. Il y a fort longtemps, en l'an de
grâce 1559, vivait Roland de Grasse... fervent adepte de
magie, il avait l'habitude de se livrer à des
expériences d'alchimie... il fit une découverte
extraordinaire en parvenant à déchiffrer la formule
magique d'un des plus grands secrets de
l'humanité." P. 45 : "L'histoire vraie de
Mouans Sartoux racontée par les enfants a été imaginée
à partir d'un texte d'invention rédigé par les enfants
du centre de loisirs au mois de septembre 2006."
Collectif Observateur : Boudiou ! Une
histoire vraie cautionnée par un personnage historique,
racontée par les enfants, imaginée (PAR QUI ?) à partir
d'un TEXTE D'INVENTION rédigé par les enfants. Quel triste
manque de clarté, que de confusion possible pour un esprit non
formé ! Au développé de cette fiction, un chevalier, de Mouans
évidemment. Quid de Sartoux dans l'histoire ? Il adoube neuf
enfants chevaliers qui vécurent très heureux. Huit d'entre eux
eurent beaucoup d'enfants chevaliers. Classique conte de fée.
Ah oui, à noter le huitième chevalier,
page 38, qui devint peintre et donna naissance à une lignée
d'artistes qui "firent de la couleur et de la matière leurs
alliées et encouragèrent la population à porter un regard
différent, plus sensible, sur le quotidien". Sans doute
référence au musée d'art concret qui sollicite notre sens
esthétique avec ses bidons d'alu peint, ses chaises miteuses
mal empaillées, sa pseudo modernité, son art spectacle abusif
qui mécontente de nombreux visiteurs. Sans parler de son
architecture vert grenouille que les arbres s'essoufflent à
cacher et sa technique "brut de coffre" comme elle se définit
elle-même ! Le sens esthétique des chevaliers du Moyen
Age s'exprimait à travers l'héraldique, la sculpture,
l'architecture, les textes sacrés. Il n'avait rien à voir avec
un art absurde de modernité quotidienne appauvrie et
désacralisée.

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DE
L'INDIVIDU AU GROUPE
Page 46 sont révélées les identités des
neuf chevaliers. De neuf chevaliers individus ayant existé,
nous dit le livret, en 1559, nous arrivons à neuf chevaliers
qui sont en fait non des individus mais des collectivités
scolaires, associatives, etc. Entre Renaissance et XX1ème
siècle, l'individu s'est fondu dans un idéal chevaleresque qui
l'a transformé en un groupe auquel il est assimilé. Ex.
Chevalier 9 : festival des arts plastique des enfants.
Curieusement, le nom des enfants ayant participé s'est perdu
pour se fondre dans l'atelier chevalier.
Nous sommes au regret de constater
qu'identique est la démarche typique d'une secte voulant faire
croire à l'individu qu'il doit s'oublier pour mieux l'amener à
se sacrifier à la cause du groupe, le but étant souvent un
"secret" à défendre contre un ennemi, un danger.

L'OEUVRE
COLLECTIVE
Revue
Municipale, P. 45 : "Ce travail est le fruit d'une
collaboration étroite entre les structures (services
municipaux et associations) qui accueillent les enfants et les
jeunes à Mouans-Sartoux : ateliers pédagogiques de l'espace de
l'art concret, centre culturel des cèdres, centre de loisirs
sans hébergement, conseil de ville des enfants, conservatoire
de musique, crèches et halte-garderie, écoles, festival du
livre, maison bleue, médiathèque, photo club, service culturel
et service vie associative."
Collectif Observateur : Il s'agit bien
d'une oeuvre
collective. Nombreux sont ceux, apparemment, à en croire
l'éditeur, qui ont participé à cette action où l'innocence de
l'enfance est mise au service d'une idéologie qui, malgré sa
plaisante puérilité, manque de discrimination. A moins qu'une
volonté cachée conduise le village là où elle ne veut l'avouer
! Ceci est d'autant plus grave qu'une caution morale est
accordée à Mouans-Sartoux par l'UNICEF qui l'a distinguée
"VILLE AMIE DES ENFANTS". Ce n'est pas parce qu'une action est
menée par la collectivité au profit des enfants qu'elle fait
oeuvre de clarté. Soyons plus exigeants à l'avenir pour le
devenir harmonieux de notre village et la liberté de pensée de
nos enfants !
LE
SECRET
Pour conclure, rassurons-nous.
L'histoire faussement vraie rédigée par les enfants sous la
houlette de directeurs de publication et de rédaction, semble
dire qu'il n'existe pas d'ordre occulte à Mouans-Sartoux. La
grenouille a voulu se faire plus grosse que le boeuf et a
accouché d'une souris. L'innocence est sauve ! Dommage que les
adultes aient jugé bon d'imiter le DA VINCI CODE en faisant
appel à tout l'arsenal ésotérique : la magie, l'alchimie, les
formules magiques, les "plus grands secrets de l'humanité". Le
DA VINCI CODE, justement, qui mêle adroitement histoire vraie
et théories soufrées. A moins que la municipalité ait tenté de
concurrencer Harry Potter pour amener nos enfants et nos
petits-enfants à se prendre pour des héros avec le danger de
perdre, à un moment donné, pied avec la réalité. Danger bien
connu des jeux de rôle qui conduisent souvent l'enfant et même
l'adulte à confondre vie réelle et fiction galopante,
confusion entraînant souvent de graves troubles de la
personnalité. Nous pourrions à juste titre poser la question :
les adultes qui ont conçu ces pages ont-ils perdu pied avec le
quotidien pour mêler avec autant de confusion histoire vraie,
pseudo ésotérisme, fiction, réalité là où des enfants fragiles
sont concernés ?
Les chevaliers du Moyen Age, notamment
les Templiers qui finirent sur le bûcher, étaient parfois
d'authentiques alchimistes. Là résidait en partie le secret de
leur richesse matérielle. Les associer à la magie est encore
perpétuer les fausses accusations portées contre eux dans le
procès de Philippe le Bel qui, grâce à cette
manipulation, s'empara de leurs biens. Laissons donc
l'Histoire, la vraie, reposer en paix et arrêtons de la
manipuler !
Mais sommes-nous vraiment rassurés ? Soyons
clairs lorsque nous décidons d'actions municipales où le
psychisme fragile et influençable de nos enfants et de nos
petits-enfants est concerné. Interdisons à quiconque de les
manipuler, d'inciter en eux des comportements de paranoïa et
mégalomanie dont le cocktail peut être dangereux, même de
longues années après.
Les chevaliers
véritables n'avaient que faire des manoeuvres électorales. Ils
combattaient pour un idéal, n'étaient pas des athées sans foi
ni loi, sans respect pour la fragilité de l'enfant.
De l'idée de la foi
volontairement choisie et vécue qui était celle des vrais
chevaliers à l'idéologie insidieuse imposée à un être pas
encore formé, long est le chemin de la liberté. Faudra-t-il
encore au maire et à la municipalité de Mouans-Sartoux des
années, des siècles pour comprendre cette vérité
?

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