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REFLEXION
Je
les avais peu côtoyés, le temps m’en avait
préservée. Quand soudain, deux d’entre eux ont
traversé ma vie.
Tous
deux sont agréables à écouter,
l’un est plein de vie et son sourire ou sa colère accompagnent ses
récits,
l’autre parle bas et une lueur dans ses yeux s’anime
quand le sujet le passionne.
L’un
sait l’importance des mots et trouvera le bon pour vous faire entrer
dans son jardin de vie,
l’autre connaît les mots et les garde pour ses entretiens
secrets, ils ne verront jamais le grand jour.
Leur
rôle est important. L’un le sait, il frôle les gens de tous les
jours pour bien faire son métier.
L’autre a oublié, les gens de tous les jours l’ennuient
car ils le privent trop souvent de sa liberté d’écrire.
Etonnamment, ils sont tous deux journalistes. Mais le
premier est devenu mon ami alors que l’autre semble
n’
avoir jamais su que la liberté d’ écrire ne s’ achète pas.
La
faim justifierait-elle les moyens ou ne sommes-nous que dans des
caricatures de démocratie ?
Antoinette Cabot

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