Blason du village de Mouans Sartoux, Alpes Maritimes

Mouans-Sartoux, 1ère ville de France amie des animaux et anticorrida.

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HAUT

Comment Mouans-Sartoux devient  la première ville amie des animaux et anti-corrida de France

1. HISTORIQUE

2. DELIBERATIONS DU CONSEIL MUNICIPAL DU 10 DECEMBRE 2004

3. FAISONS LE POINT SUR L'APPLICATION CONCRETE DE LA MOTION

4. LES PROPOSITIONS DE KATHERINE BOURLIASCOS

5. CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR LA CORRIDA EN FRANCE

6. LE COMITE RADICALEMENT ANTI-CORRIDA, ou C.R.A.C.

 

1. HISTORIQUE

En Avril 2003, Katherine Bourliascos, qui habite Mouans-Sartoux depuis 1995, secrétaire générale du Collectif Anti-corrida de Fréjus, obtient de sa municipalité le prêt  d'une salle pour projeter le "Film de la Honte", de Thierry Hély, vice-président du CRAC, comité avec lequel elle travaille déjà activement. Le président du CRAC, Jean-Pierre Garrigues, et son vice-président se déplacent pour la projection. Le but avoué est de sensibiliser cette municipalité dont la proximité avec Fréjus en fait un enjeu important pour les futures opération anti-corrida.  La salle est quasiment vide. Pourtant, le maire de Mouans-Sartoux, Monsieur André Aschiéri, est présent. Ebranlé par la barbarie, la violence et le sadisme des images présentées, il félicite et encourage l'action des deux associations. Katherine rappelle que des publicités sauvages pour la corrida polluent tous les étés le paysage mouansois et toute la Côte d'Azur.

 

Quelque temps après, Katherine repasse à la charge, contacte de nouveau le maire de Mouans-Sartoux pour le convaincre de se positionner clairement contre la barbarie tauromachique et pour que sa ville devienne officiellement anti-corrida. Elle argumente en listant les nombreuses villes espagnoles (dont Barcelone !) qui ont déjà pris cette position. Elle n'obtient pas la réponse souhaitée et cherche donc une autre solution. Une seconde tentative est faite. En tant que citoyenne de Mouans-Sartoux, Katherine demande par écrit que ce point figure à l'ordre du jour  rubrique "questions diverses" d'un prochain conseil municipal. On lui répond qu'il n'appartient qu'au maire de le faire figurer à l'ordre du jour. Katherine se rend régulièrement à la mairie pour vérifier si le vote de la motion est programmé. Ne voyant rien venir, elle se tourne alors vers "des élus qui ne sont pas entravés dans leurs actions par des chefs de parti afficionados". Taisons-les tous, ils se reconnaîtront...

 

Mouans-Sartoux, ville anti-corrida, délibérations municipalesLa dernière des voies à prendre est donc de rencontrer les conseillers municipaux de l'opposition, membres de l'U.M.P., qui sont les fondateurs de l'Observatoire du Pays Mouansois, Bruno Lang, Antoinette Cabot, Guy Brunacci.  Katherine leur expose, documents à l'appui, son combat pour les animaux en général et contre les corridas en particulier.  Les trois mousquetaires de l'Observatoire Mouansois découvrent  les horreurs d'une réalité sanglante et sadique soigneusement occultée par le pouvoir médiatique et le pouvoir politique dans leur ensemble. En tant que conseillers de l'opposition, nos trois mousquetaires arrivent à faire mettre la question à l'ordre du jour des "affaires générales". Le Conseil municipal tant attendu par les amis des bêtes se tient le 10 Décembre 2004. La motion suivie d'un engagement moral et pratique est  votée. Deux voix s'élèvent contre. Neuf voix s'abstiennent. Seize conseillers municipaux suivent la voie du coeur et de la compassion, font fi de leur étiquette politique et votent pour que Mouans-Sartoux devienne la première ville amie des animaux et  anti-corrida de France. Katherine regrette simplement que les conseillers ayant rejeté le "pour" n'aient pas vu le film avant ce vote. Elle présente alors dans le bulletin de l'Observatoire Mouansois n° 9  cette victoire aux Mouansois.

 

2. DELIBERATIONS DU CONSEIL MUNICIPAL DE MOUANS-SARTOUX

10 DECEMBRE 2004

 

Vraiment indispensable ! Couper l'oreille pendant qu'il est encore vivant !L'extrait du registre des délibérations indique :

"Des "spectacles" taurins continuent de se dérouler dans certaines villes de "tradition" taurine, profitant de la tolérance accordée par la loi.

"L'argument culturel, dit T. Monod, est une fiction destinée à donner à la corrida une antiquité qu'elle n'a pas, pour tenter de la justifier. (...) Le spectacle de la cruauté doit provoquer des réactions de défense, pour l'Honneur."

Il ne peut être toléré :

- que la banalisation de la souffrance animale serve au développement lucratif d'un fonds de commerce;

- que l'Etat ou les collectivités territoriales subventionnent totalement ou partiellement les corridas ou toute activité s'y rapportant.
De ce fait, il est demandé que le Conseil municipal se prononce sur la motion qui suit :

1. Déclarer Mouans-Sartoux ville anti-corrida et amie des animaux

2. S'opposer à toutes représentations dans lesquelles on torture les animaux

3. Ne pas autoriser l'affichage ou la publicité inhérents à ce type de représentation

4. Faire parvenir cette motion aux instances politiques et aux groupes parlementaires

5. Rendre publique cette motion à travers les médias municipaux et régionaux

6. Informer et associer les habitants de notre commune à cette action en les invitant à apporter leur soutien à toute association anti-corrida."

 

3. FAISONS LE POINT SUR L'APPLICATION CONCRETE DE LA MOTION

 

Dépliant Crac, cliquer pour agrandir.En votant la motion, comme mentionné sur le compte rendu des délibérations, la ville de Mouans-Sartoux s'est engagée à :

 

2. S'opposer à toutes représentations dans lesquelles on torture les animaux

Il n'est plus question, et c'est heureux, de "toro-piscine" à Mouans-Sartoux comme cela se faisait encore il y a quelques années. Ces spectacles débiles où le taureau est traité comme un objet de défoulement sont la voie royale pour entraîner les spectateurs aux corridas.

 

La torture étant un supplice physique imposé à un être vivant, on pourrait élargir la réflexion et se positionner contre la présence sur notre commune de cirques avec animaux où leurs besoins les plus élémentaires, d'espace notamment, ne sont pas respectés et où on leur inflige trop souvent les pires sévices.

 

3. Ne pas autoriser l'affichage ou la publicité inhérents à ce type de représentation

Ce qui n'a pas empêché en 2005 le placardage d'affiches pour les corridas de Fréjus au rond-point de la pénétrante. La police, au vu de la motion et sur l'insistance de Katherine qui "navigue" entre "municipale" et "nationale", finit par procéder à leur enlèvement.

 

4. Faire parvenir cette motion aux instances politiques et aux groupes parlementaires

Katherine précise : "Je n'en ai personnellement pas eu d'écho. Les politiques et parlementaires l'ont appris d'une façon certaine et systématique par les anti-corridas."

 

5. Rendre publique cette motion à travers les médias municipaux et régionaux

Nice-Matin a rapporté ce fait et un article a été écrit dans le Mouansois. L'Observatoire Mouansois également s'est fait l'écho de cette victoire pour le bien-être des animaux : bulletin de l'Observatoire Mouansois n° 9

 

6. Informer et associer les habitants de notre commune à cette action en les invitant à apporter leur soutien à toute association anti-corrida.

Katherine commente : "Nous avons été invités au Festival du Livre 2005 via l'écrivaine et historienne Elisabeth Hardouin-Fugier, auteur du "que sais-je ?" sur la corrida. Elle venait présenter son dernier ouvrage "l'histoire de la corrida en Europe du XVIIIème au XXème siècle". Ce faisant, nous avons pu approcher et sensibiliser de grandes personnalités qui ont pratiquement toutes signé notre manifeste. Néanmoins, j'aurais aimé trouver en mairie un réel écho et une volonté plus affirmée de mettre en place un réseau permanent d'informations concernant la lutte anti-corrida. Seule, une municipalité est à même de mettre en oeuvre et de contrôler l'efficacité d'une telle structure."

 

Nombreux sont les chevaux sacrifiés au spectacle barbarie.Conclusion :

Si les publicités pro-corrida ont été effectivement interdites sur la commune, les conditions de respect de la charte inhérentes à cette motion n'ont dans leur ensemble pas été suivies d'effet, sans doute, et on peut le comprendre, parce que ce n'est pas le souci majeur de la municipalité. Sans doute aussi parce qu'aucune commission municipale chargée d'une véritable dynamique n'a été créée. Pourtant, l'honneur d'être la première ville de France amie des animaux et anti-corrida se mérite et  implique une action véritable de la part de la municipalité. Il est essentiel, dans le contexte terrible que nous développons ci-dessous, que la ville de Mouans-Sartoux assume ses engagements.

 

Joëlle Oldenbourg, écrivain, auteur d'une déclaration des droits de la vie, "protecteur européen" Apis (protection animale), membre des associations SPA-RE Egypte, "le Rêve d'Alfa", de "SOS Lévriers", membre fondateur de Peta France, membre de l'O.D.P.M., confirme. "Apprenant l'engagement que la municipalité mouansoise avait pris pour la protection animale, je lui ai souvent envoyé des emails ou des pétitions à signer. Mes messages sont restés sans réponse et sans effet. Je ne comprends pas que la municipalité ne m'ait pas, au moins, donné les coordonnées de Katherine. C'est grâce aux fondateurs de l'O.D.P.M. que nous avons pu nous rencontrer et que cette page est née. Comme Katherine, nos trois mousquetaires, Bruno Lang, Guy Brunacci et Antoinette Cabot, beaucoup de membres de l'O.D.P.M. ont souhaité que la protection animale soit réellement prise en compte par notre municipalité pour servir d'exemple vivant et contribuer à faire cesser la barbarie et la lâcheté dont les animaux sont l'objet. Un chiot husky de 3 mois vient d'être décapité à la tronçonneuse par son maître. Longue est cette liste atroce. L'indifférence s'appelle complicité. Elle est indigne d'une nation qui se veut éclairée."

4. LES PROPOSITIONS DE KATHERINE BOURLIASCOS

 

DELEGUEE du CRAC pour la région PACA depuis Décembre 2006

 

La création d'un RELAIS, voire d'une COMMISSION MUNICIPALE A LA CONDITION ANIMALE doit être rapidement envisagée. Elle aurait en charge :

- l'information des Mouansois en général, des parents d'élèves en particulier par différents moyens à élaborer (conférences, réunions, dépôt de documents dans les lieux publics, médiathèque, musée, circulation et gestion des pétitions, etc.) ;

- la création d'une signalétique routière pour interpeller ceux qui traversent la ville. Ainsi serait affichée la position prise par la municipalité en faveur de l'amélioration de la condition animale, comme le panneau "ville amie des enfants", ou des nombreux panneaux "village fleuri", etc. ;

- la circulation et la gestion de différentes pétitions en faveur de la condition animale ;

- l'organisation d'une Journée des Animaux le jour de St François d'Assise, le 4 Octobre, en parallèle avec le Festival du Livre ;

- l'ajout de la mention "ville amie des animaux et anti-corrida" sur les papiers officiels de la mairie ;

- la création d'une flamme pour le courrier, etc.

Nous invitons tous nos lecteurs à nous faire part de leurs suggestions.

 

 

5. CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR LA CORRIDA EN FRANCE

 

tauromachie = tuerimachie = tauromachie = tueriemachie =

 

pour mieux comprendre la nécessité de soutenir des associations comme le C.R.A.C. et se mobiliser contre la barbarie de la corrida :

 

Plus de 60 villes en France offrent la cruauté en spectacle et 6 villes possèdent des écoles de corrida où dès l'âge de 10 ans les enfants apprennent à torturer puis tuer un animal qui n'a aucun moyen de se défendre. Utiliser sa force pour accomplir un acte odieux en toute impunité rappelle étrangement les pires moments du XXème siècle livrés aux tortionnaires nazis. Les "afficionados" s'abritent derrière la notion de "tradition". Fut un temps où les Aztèques arrachaient à main nue les coeurs dans les poitrines lors des sacrifices traditionnels. Plus proche de nous, en France, on brûlait des "sorcières" ou réputées telles. Il n'y a pas si longtemps encore, les hommes avaient pour coutume de manger de l'homme. Aucune tradition ne peut justifier le manque de compassion et l'absolue lâcheté.

 

De nombreux sites anti-corrida détaillent les tortures infligées aux animaux avant même leur entrée dans l'arène jusqu'au spasme de la mort qui met la foule en délire.  La preuve par l'image sur :

 

http://www.anticorrida.com/

http://www.anticorrida.org/

Liste des villes de France pratiquant la corrida et courriel à leur adresser
http://www.iwab.org

 

 

POURQUOI SE MOBILISER CONTRE LA CORRIDA ?

 

Chaque citoyen est concerné par ces actes qu'il finance en payant ses impôts. Les "spectacles" et les écoles tauromachiques reçoivent différentes subventions : de Europe (via les subventions aux éleveurs de taureaux de combat), de l'Etat français, du Conseil Régional (pour les départements non taurins) et du Conseil Général (pour les départements taurins).

 

Intervenez auprès de vos députés pour que cessent ces atrocités que vous financez.

 

 

6. LE COMITE RADICALEMENT ANTICORRIDA, ou C.R.A.C.

http://www.anticorrida.com

 

 

"Les empêcheurs de torturer en rond"

 

Le Comité Radicalement Anti Corrida (CRAC) est la plus ancienne association française dans la lutte anti-corrida. Renaud en concert au profit du Crac, à Toulon, Juin 2007Elle fut créée en 1991, à l’initiative de Jacques Dary et Aimé Tardieu. Comme tous les combats, la lutte contre la torture tauromachique a évolué au fil du temps. Ainsi, de « Réformiste », le CRAC est devenu « Radical », comme d’autres structures qui ont pris conscience qu’une seule voie était possible et acceptable : l’abolition pure et simple, à terme, de cette pratique barbare et sadique.

Aux côtés d'Albert Jacquard, généticien, écrivain et humaniste, elle a pour président d'honneur Morad El Hattab, écrivain philosophe, Prix pour la Paix et la Tolérance .

Le chanteur Renaud, ardent militant anti-corrida, invite le CRAC à tenir un stand en France, Suisse, Belgique et au Luxembourg, lors de sa tournée intitulée "rouge sang".

 

Le comité directeur du CRAC souligne : "Il est bien entendu que le CRAC, association apolitique, n'a pas à entrer dans des querelles municipales ni à prendre position pour l'un ou l'autre parti. S'il a accepté de collaborer avec l' Observatoire du Pays Mouansois, c'est pour reconnaître à  ses trois fondateurs la volonté et l'honneur d'avoir  initié la 1è ville amie des animaux et anticorrida de France , et  pour réfléchir avec eux aux moyens à mettre en oeuvre pour un relais municipal plus efficace. Il est bien entendu que sans  l'adhésion de la majorité du conseil municipal  à cette noble prise de position, rien n'aurait été possible. C'est cet esprit de consensus que le CRAC désire  mettre en avant et qu'il gardera toujours comme ligne directrice. Car s'il est une lutte  ne rassemblant que des femmes et des hommes de coeur, au delà des étiquettes, c'est bien celle contre la barbarie des arènes."

 

Contact Katherine Bourliascos, déléguée CRAC Paca.

 

pétition à imprimer :

http://www.anticorrida.com/html/petition_crac.pdf

 

Les membres fondateurs de l'Observatoire du Pays Mouansois rendent honneur à la position apolitique du Comité Radicalement Anti Corrida exprimée ici. Notre combat est celui d'une qualité de vie plus préservée au coeur même de notre village devenu désormais une ville où, comme ailleurs, se sont installées pollution et insécurité conséquences d'un développement urbain mal maîtrisé. Ce combat ne se justifie que lorsqu'il intègre le respect de la vie dans son ensemble, il se situe forcément au-delà des étiquettes politiques. C'est pourquoi les fondateurs de l'Observatoire du Pays Mouansois sont heureux d'avoir pu soutenir Katherine Bourliascos dans ses actions en faveur du monde animal. Ils remercient les membres du Conseil Municipal qui ont voté pour la motion et souhaitent s'engager plus avant dans le respect de la charte morale qui lui est liée. Etre la première ville de France amie des animaux et anticorrida est un honneur qui implique des devoirs. La mise en place d'une commission municipale à la condition animale consacrée à la réalisation des points forts de la charte sera la meilleure manière de veiller à ce qu'elle soit respectée.

Le Président  

Nous invitons tous nos lecteurs à nous faire part de leurs suggestions.